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Laurie Lipton

Laurie Lipton est née à New York et a commencé à dessiner dès l’âge de 4 ans. Enfant, son père l’amène visiter le musée The Cloisters à Manhattan où l’on présente une vaste collection de pièces d’art médiéval. Lipton est instantanément impressionnée par les tableaux extrêmement détaillés, caractéristique de cette période de l’histoire de l’art. C’est à l’adolescence qu’elle découvre le travail de Goya et celui de l’architecte espagnol Antoni Gaudí. Ces artistes influenceront grandement son parcours.

Vers la fin des années 70, Lipton s’inscrit à l’université Carnegie-Mellon de Pennsylvanie, l’une des meilleures écoles de Beaux-arts en Amérique, dans l’espoir d’apprendre à peindre à la Van Eyck ou au Tempéra (médium utilisé avant l’invention de l’huile où l’œuf sert de liant aux pigments de couleur). Malheureusement pour elle, l’art conceptuel est en vogue à l’époque et il n’est pas question de peindre de manière trop réaliste. Soit, l’artiste sèche donc ses classes et passe la majorité de son temps à la bibliothèque pour recopier les grands maîtres flamands et hollandais, sans toutefois y parvenir. C’est alors qu’elle développe sa propre technique de dessin.

Ce fut aussi la première élève à sortir de la Carnegie-Mellon University en Pennsylvanie avec un diplôme des Beaux-Arts en dessin avec mention.

C’est en fait lors d’un voyage en Europe que Lipton en arrive à cette technique de dessin pour le moins particulière. L’artiste n’a pas beaucoup d’argent pour se payer de la peinture et décide d’utiliser son crayon de plomb comme pinceau. À partir d’un point minuscule, elle construit lentement des lignes afin d’obtenir des tonalités différentes. Ces toutes petites lignes de plomb ressemblent effectivement à un coup de pinceau. Cette façon de travailler est extrêmement longue. Ses dessins se construisent en plus de temps qu’il n’en faudrait pour les peindre; certains d’entre-eux peuvent prendre jusqu’à 3 ans à créer. Ceux qui ont la chance d’observer l’un d’entre-eux de plus près sont à même de pouvoir constater l’ampleur des détails et textures présents. On raconte même que certaines textures, notamment les textures de peau, sont carrément époustouflantes admirées au travers d’une loupe.

Même si sa technique est plutôt difficile, Lipton s’y accroche puisque c’est, selon elle, la seule façon d’obtenir un niveau de luminosité et de détails incomparables. Elle ajoute d’ailleurs le fusain plus tard à ses illustrations afin d’obtenir des noirs encore plus riches.

Lipton ne se définit pas comme une surréaliste. En effet, elle compare davantage ses œuvres aux peintures religieuses du 16e et 17e siècle. Ces toiles utilisent une iconographie propre à leur époque pour raconter la vie du Christ. Les siennes utilisent une iconographie plus contemporaine pour raconter une histoire à propos de sa propre vie, de manière narrative et intentionnelle. Pour elle, le surréalisme est basé sur les rêves et l’imaginaire, tandis que son art est issu du monde réel. «Je me rebelle contre l’art moderne mort, sans émotion et sans spiritualité que nous voyons aujourd’hui. C’est un peu comme de la nécrophilie. Vous voyez une bouteille, une vache morte, une tache rouge… Mon travail est à propos des gens, des sentiments et des émotions.»

Son travail est fortement inspiré par les peintures religieuses de l’école flamande, et le style des maîtres hollandais du 16ème siècle, lors de ses différents voyages en Europe elle perfectionne sa technique de dessin très singulière. Laurie Lipton travaille le macabre, dans ses dessins, une tendance Steampunk.

Elle a vécu en Hollande, en Belgique, en Allemagne et en France. 1986 elle a décidé de poser ses valises à Londres, et depuis 2011 elle a vécu en Los Angeles.

Origine

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Œuvres d´Art

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